« Nat,

 

 

 

Je me sens plutôt jeune même presque « gamine » comparée à d’autres « femmes » de mon âge… Cependant je m’aperçois que nous sommes le dernier couple de nos amis à ne pas avoir d’enfants et surtout le nombre trente qui s’approche et un nombre rond qui appelle en tant que tel à faire le point sur les années précédentes.

 

 

 

Dans mon obsession du temps qui passe, ma référence n’est pas vraiment mon âge qui augmente mais surtout le nombre d’années passées depuis notre mariage dans ce fol espoir d’avoir un bébé. Voilà 4ans et demi que nous avons lancé le projet et que nous essuyons les échecs. Sans compter que si nous devons nous lancer dans l’aventure adoption nous en aurons encore pour quelques années à attendre… Cela me fait du bien de me dire que d’ici environ fin 2007 les traitements toucheront à leur fin car j’éprouve l’envie de bientôt passer à autre chose. J’étouffe dans ce climat de FIV. Mon envie de respirer ose concurrencer ma volonté de réussir ces traitements. »

 

 

 

Bref, je suis dans une impasse : nous ne voulons pas entamer dès aujourd’hui le processus d’adoption. On y pense, de plus en plus mais il faut être réaliste : on n’est pas prêts, nous n’espérons plus grand-chose des fiv (pas très motivés par les prochaines tentatives) et je supporte de moins en moins bien cette absence dans notre foyer. Alors que faire ?

 

 

 

Ma confiance en nos chances, ma détermination dans ces traitements me manquent pour vivre correctement les prochains tec.

 

 

 

J’ai eu mes règles au bout d’un cycle de 40 jours ! Nous pourrions recommencer un tec en février mais nous avons décidé de partir en vacances à la neige pendant une semaine. Et le mois de Mars est compromis par un voyage scolaire en Espagne (avec 12 heures de bus aller puis retour).

 

 

 

Au lieu de me remotiver pour retenter ma chance avec un tec j’ai plutôt envie de tout abandonner. Je ne ressens plus de colère comme auparavant (quand j’avais de l’espoir frustré) mais vraiment de la tristesse. Un jour un psy m’a expliqué que la colère était dû à un désir de changement alors que la tristesse était liée à une perte : peut être donc que je ressentais de la colère car j’espérais être enceinte et changer cette malédiction, aujourd’hui je suis triste car je prends conscience que je perds petit à petit cette chance de procréer. Je passe de la détermination à faire ces derniers traitements à de la résignation pour ne pas avoir de regrets.

 

 

 

 

 

 

 

 Je crois que le moral est là même si ce n’est pas la grande fête ! Les jours filent et je me concentre sur le quotidien. Pour le reste, je fais un peu l’autruche! Je me suis simplement renseignée sur l’hôpital américain à Paris au cas où je me décide à prendre rendez-vous dans les prochains mois.

 

 

 

Récemment j’ai rêvé que j’avais un bébé (une petite fille) avec de magnifiques yeux noisettes, toute souriante et à laquelle je faisais plein de mimis. J’aime dormir, ma vie est souvent plus belle dans mes rêves, là tout est possible… Même au travers de ce rêve je sens que l’idée de l’adoption fait son chemin. Je suis de plus en plus convaincue d’être prête à me donner tous les moyens pour connaître un jour ce bonheur, le plus dur étant là encore la patience.

 

 

 

Puis, de retour chez nous après un week-end passé en famille, un grand moment d’émotion me submerge: Cédric me propose de finir nos TEC (10 embryons au CHU de Dijon) cette année et en cas d’échecs demander l’agrément en vue d’adoption début 2007 (quitte à consulter entre temps des médecins de l’hôpital américain à Paris et même de faire notre dernière FIV avec eux en attendant d’obtenir l’agrément). J’ai l’impression qu’il me demande en mariage ! Je ressens comme un soulagement, je me sens délestée… Un dénouement se profile. Je suis comblée de ce déclic, je ne m’attendais pas à un tel revirement de sa part. Et c’est dans ce contexte que je commence à préparer notre prochain TEC : je prends du lutéran en espérant rendre mon endomètre plus fin et des vitamines (dont de l’acide folique). Le traitement avance vite et l’espoir renaît, je me sens en confiance : tout est réunit pour réussir. Il me semble que toutes nos difficultés médicales à procréer ont une réponse et donc je me surprends à être très confiante dans le résultat.

 

 

 

C’est le printemps. Endomètre à 13mm (la normale d’après internet et de 9mm au 12e jour cependant en phase ovulatoire ce serait entre 12 et 14mm), un follicule sur chaque ovaire, la sage –femme pense que je suis peut être en train de commencer à ovuler. Le déclenchement est prévu ce soir à 18h30 par injection sous cutanée d’ovitrelle : prise au dépourvu, je rentre rapidement chez moi dès la fin des cours à 17h pour prendre dans le frigo l’ovitrelle, je cours à un rendez-vous de parents à 17h15 puis s’en suit un conseil de classe de 18h à 19h d’où je m’éclipse sans rien dire pour me faire la piqûre dans la salle d’à côté, le plus discrètement possible. La semaine est chargée, je finis tous les jours à 20h30 … Je n’ai pas l’habitude et je déteste être speedée ! Le fait d’être pressée et de tout faire dans l’action, rapidement, me donne un mauvais pressentiment. Et pourtant je n’y peux rien, la semaine se termine sur le même rythme : vendredi, jour de ma prise de sang à 7h30. Contre toute attente, le transfert n’a pas lieu samedi comme je l’avais compris en début de semaine mais le jour –même : il faut vite s’organiser avec nos employeurs à la dernière minute ! Cédric a pu m’accompagner et nous découvrons les nouveaux locaux du CHU. Je m’empresse de boire alors que les autres patientes résistent difficilement avec leur vessie pleine… Ce n’est pas le professeur S qui nous accueille mais une jeune doctoresse. Ma vessie n’est pas assez pleine, après quelques secondes d’hésitations la doctoresse ne nous renvoie pas en salle d’attente mais nous tend une écho du transfert de trois embryons sur quatre décongelés. Il nous en reste donc trois pour un dernier TEC.. Ce sont les premières FIV avec un seul embryon transféré pour les deux femmes allongées à côté de moi. Au bout des trente minutes de repos, je rejoins Cédric, le dépose au travail et je décide de passer à la pharmacie pour renouveler mon stock de vitamines et du kardégic160 bien que la sage –femme m’ai dit « la paroi utérine est bonne, pas besoin de compenser »- le lutéran que j’ai pris au cycle précédent semble avoir fait plutôt effet. Ce n’est peut être pas bon de s’auto médicaliser mais ce sont de faibles doses, ce ne peut pas me faire du mal.

 

 

 

Reste plus qu’à attendre…. Je rentre à la maison il est 15h20. Prise de sang le 7 Avril.. 

 

 

 

 

 

 

 

Ces quinze jours sont encore une fois bien longs. Je suis perturbée par ce sentiment que le résultat va être positif… Cédric est parti en déplacement et j’hésite à faire un test … Aujourd’hui je suis confiante et j’ai l’impression que je pourrai attendre jusqu’à la prise de sang. Il faut que je sois patiente ! 

 

 

 

 

 

 

 

Entre temps, la sœur de Cédric nous appelle et me demande d’être la marraine de sa fille qui devrait naître en juillet. Je suis très touchée et je me réjouis.

 

 

 

 

 

Il nous reste deux jours à attendre, je me réveille à 7h30, je traîne un peu dans le lit puis je me décide à me préparer pour aller à la pharmacie refaire le plein de estimagé et surtout acheter un test… J’ai un doute : une tâche, serait-ce du sang ?... De retour à l’appartement, le test est rapide et sans appel : négatif.

 

 

 

 

 

 

 

Encore… Négatif : encore une claque, je me prends de nouveau notre infertilité en plein visage.

 

 

 

 

 

 

 

Je ne comprends pas : j’étais tellement confiante pour une fois, j’y croyais, pourquoi ???? Je me sens bien dans ma tête, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour parer à mes différents problèmes, pourquoi ??? La fin se rapproche et je ne vois pas ce qui pourrait nous faire réussir désormais. Sur un coup de tête, j’appelle l’hôpital américain de Paris et je suis surprise que l’on me propose des rendez-vous si tôt, pressée mon interlocutrice insiste pour que je me décide : je prends rendez-vous pour dans 15 jours, Cédric sera –t-il d’accord et libre ? Voilà ma toute dernière chance et petite chance : un nouveau diagnostic qui pourrait m’expliquer pourquoi nous n’y arrivons pas. Je ne comprends pas : deux fausses couches dont une à deux mois, ça veut bien dire que ça peut marcher ! Pourquoi n’y a –t-il pas d’amélioration ???? Trois transferts d’embryons frais et quatre de congelés (d’où seize embryons !!! sept chances !) : je ne crois pas au hasard ni à la malchance ! Que se passe - t - il ? Qu’avons –nous ? On ne sait pas tout ? Nos problèmes sont encore plus vastes ? Comment se résoudre à l’idée de ne jamais porter notre enfant ?

 

 

 

ecoute

 

 

 

Je fais les comptes : 1ère FIV ,1er TEC, 2e TEC ça ne marche pas du premier coup, moins de chance aux TEC, ok. Le point positif est que la production d’embryons est très bonne.

 

 

 

 

 

 

 

 Seconde FIV avec lutéran avant : grossesse jusqu’à deux mois, TEC : grossesse de quinze jours. On dirait que quand mon endomètre est moins épais ça se passe mieux… Mais les embryons sont peut être plus fragiles.

 

 

 

 

 

 

 

 3e FIv, endomètre épais (on n’a rien fait contre), un échec qui s’explique, les conditions étaient les mêmes qu’à ma 1ere FIV… Mêmes résultats.

 

 

 

 

 

 

 

 TEC : les embryons sont de bonne qualité, j’ai pris du lutéran pour un endomètre normal, de l’acide folique et kardégic pour éviter la fausse couche. Echec : pourquoi ???

 

 

 

Ce qui me désespère le plus est que ce résultat m’affecte plus que je ne le voudrais. Ai-je vraiment mûrie autant que je le pensais sur ce sujet ? Je voudrais être prête à renoncer, m’y préparer, ne plus souffrir du tout : impossible tant que nous ferons des traitements source d’espoirs. La douleur est certes moins grande mais j’aimerais tant qu’elle disparaisse, que mon esprit ne soit plus du tout torturé par cette infertilité, par cette stérilité même quand elle me revient comme cela en pleine face… J’en ai marre, je suis lasse de vivre ces échecs, j’ai hâte que nous tournions la page. Je veux aller au bout des traitements pour ne rien regretter, tout savoir, pourtant mon enthousiasme s’amenuise avec mon espoir. Allez, courage encore un an ? Un an et demi ? Puis ça en sera fini des traitements ! Je crois que c’est ça le fond du problème : je commence à accepter de ne jamais arriver à cet objectif de maternité mais les traitements et les échecs associés me replongent dans l’incertitude. Vivement demain que j’oublie un peu ces trois petits embryons qui ne se sont pas accrochés…

 

 

 

Je pense beaucoup à cet enfant qui ne serait pas né de mon ventre. Je lui fais de plus en plus de place dans ma tête. Quoique m’offre ce ventre, cet enfant est là, je commence à lui donner de plus en plus de sens. Il m’a rejoint et me suit dans ce parcours. Irais-je au bout de cette aventure vers lui ? Petit à petit il vient se loger également dans mon cœur. Il se fait une place bien à lui… En attendant ? Pour cet enfant-là, c’est une place qui ne dépend que de moi (?)…

 

 

 

Cédric est revenu de son déplacement sur Paris et m’a aidé à accepter ce nouveau résultat décevant. Il est partant pour l’entretien à l’hôpital américain. De plus la pluie a laissé la place au soleil alors mon moral suit ! Je ne comprends toujours pas et n’accepte pas que nous puissions ne pas arriver à enfanter sans avoir d’explications mais mon quotidien me plaît et je me raccroche à cet enfant que je suis sûre de connaître un jour. Je suis heureuse et agréablement surprise que le rendez-vous à Paris soit si rapide, j’ai espoir que la suite se fasse aussi vite… 2006 serait –elle la dernière année de nos échecs en FIV ???? Peut être encore trois échecs à essuyer – le dernier sera sans doute le pire- avant de clore le débat. Le plus gros est fait.

 

 

 

La collègue qui m’avait renseignée sur l’hôpital américain a vu juste : le médecin a analysé tout ce que l’on lui avait apporté. Nous l’avons trouvé très clair, rapidement il nous a donné son diagnostic et même si rien n’était une révélation (plusieurs mots étaient dans les rapports d’opérations), il a été beaucoup plus précis et nous a décrit explicitement nos différents problèmes qui nous empêchent de procréer. Il a évoqué mon hyperplasie, mon endométriose, mon stroma qui transformerait mal mes hormones, etc… C’était beaucoup plus complet que ce que nous avions déjà entendu. Il m’a prescrit deux petits examens sanguins (un concernant le glucose et l’autre hormonal) et nous a invités à le revoir dès que nous aurons les résultats et fait notre dernier TEC, c'est-à-dire début juillet normalement. A priori il nous propose de faire notre 4e FIV dans son hôpital et pense pouvoir nous aider : il n’a pas arrêté de nous dire que nous étions jeunes et que nous devrions persister. Cependant, j’espère que si cela ne marche pas, nous n’aurons pas retrouvé trop d’espoirs car cela peut vite devenir un gouffre financier (nous avons eu les prix de 3 à 6 mille euros par tentative) et je ne tiens pas a prolongé ce parcours du combattant trop longtemps alors que nous commencions à envisager la suite…

 

 

 

Nous nous sommes un peu plus rendus compte du déséquilibre au niveau de la gestion des FIV à la sécurité sociale entre Paris et la province : en province c’est quatre FIV un point c’est tout, à Paris tout reste à voir. Néanmoins les choses changent et à Paris aussi ils vont être de plus en plus limités. Je crois qu’il ne serait pas contre de continuer les FIV avec nous (à condition que l’on finance entièrement bien sûr !).

 

 

 

 Une semaine plus tard, nous nous retrouvons à Toulouse, l’été est bon. « Je vous laisse un quart d’heure, je vais chercher mes résultats au labo ». Abandonnant Cédric avec ma sœur et mes neveux que nous venons d’emmener au cinéma, je traverse un long pont et je m’interroge encore une fois sur ma capacité à aimer un enfant adopté. Ce petit garçon que m’a présenté ma sœur avant la séance paraît heureux, sa mère adoptive dépassée. Il serait hyperactif.

 

 

 

 « C’était bien pour un contrôle ? »

 

 

 

 « Un contrôle ?... Disons pour vérifier que c’est encore une fois négatif et que je peux donc commencer un autre traitement. »

 

 

 

 « Ah non…Alors c’était le premier test. il va falloir prendre rendez-vous pour des contrôles ! »

 

 

 

« Pourquoi c’est positif ????! »

 

« Oui, madame. »

 

 

 

 

 

 

 

Je suis sous le choc et la laborantine n’a pas de mal à s’en rendre compte. Je suis en pleine confusion, je ne sais plus si je viens de la payer, je pars sans reprendre ma cart e bleue, je suis perdue ! Je retraverse ce pont pour rejoindre Cédric avec un état d’esprit totalement opposé à celui de tout à l’heure. Je suis euphorique. Cédric devine tout de suite ce qu’il se passe. Mon taux de béta-HCG est haut. La prise de sang suivante, trois jours plus tard, est un nouveau choc : le taux a triplé ! Et si les deux embryons avaient pris ? Nous arrivons assez vite à l’écho du premier mois. Nous apprenons alors que nous attendons des jumeaux ou jumelles et qu’il s’agit certainement d’homozygotes, dits vrais jumeaux. L’image de l’écho fait même apparaître trois embryons, seul un n’a pas de rythme cardiaque. Etait-ce des triplés ? Est-ce l’acide folique qui aurait favorisé la division d’un des deux embryons ?

 

 

 

 

 

 

 

 Les vacances se poursuivent et nous arrivons dans la maison familiale du Lot à l’approche des huit semaines de grossesse. Je redoute ce cap que je n’ai encore jamais franchi. Je ne suis pas si étonnée de découvrir une petite tâche de sang au petit matin. Pourtant, nous y croyons encore, on espère que ce n’est qu’un décollement du placenta comme il est arrivé à une amie quinze jours auparavant. Nous annonçons à mes parents que je suis enceinte de moins de deux mois et Cédric m’emmène donc aux urgences de l’hôpital de Brive où nous patientons une heure avant d’être rassurés par une écho : il s’agit bien d’un décollement. Je suis alitée et coincée dans le Lot. Nous ne voulons prendre aucun risque avec un trajet trop long. Cédric prévient ses parents par téléphone. Après 15 jours de repos forcé, je consulte à nouveau dans une clinique de Brive afin de nous rassurer avant de faire les huit cents kilomètres qui nous ramèneront chez nous. Le décollement est toujours présent à l’écho, le médecin se veut rassurant mais s’y prend mal. Selon elle, si la grossesse ne tient pas 800 km à 2 mois de grossesse, il vaut mieux qu’elle s’arrête tout de suite ! Je suis prête à faire le légume pendant 9 mois s’il le faut ! Je rentre donc en train et devant le même discours du gynécologue de l’hôpital lors de la visite des 3 mois, je décide de consulter mon médecin traitant qui m’arrête pour 2 mois. J’ai toujours des saignements et au cours d’une visite aux urgences nous comprenons qu’il s’agit depuis le début d’un placenta praevia (situé en bas, près du col de l’utérus). Je continue de rester alitée afin que le placenta remonte doucement.

 

 

 

Loin d’être une grossesse sans rebondissement, nous abordons le 4e mois avec le soupçon d’un syndrome transfuseur –transfusé, appelé STT, et un risque de trisomie de 1/23. femmeCe syndrome ne se produit que dans le cas des grossesses gémellaires mono-choriales bi-amniotiques. Autrement dit lorsque les bébés sont dans des poches différentes mais partagent le même placenta. Chaque bébé au travers de son cordon construit un réseau sanguin dans ce placenta et dans le cas du syndrome transfuseur – transfusé, les deux réseaux se rejoignent. Un bébé « donne » alors son sang (transfuseur) à l’autre bébé (transfusé). Le bébé receveur peut se fatiguer au niveau cardiaque et le bébé donneur se développe de moins en moins. Deux des signes est une prise de poids de la mère rapide et un déséquilibre au niveau du liquide amniotique présent dans les poches, le bébé receveur baignant dans une grande « piscine » et le bébé donneur se retrouvant coincer dans une poche presque vide… En l’espace d’une semaine nous choisissons les deux prénoms de nos filles. Nous voulons que ces petites jumelles aient un prénom au cas où cela se passerait mal… Manon bouge beaucoup dans sa grande poche, nous nous inquiétons d’avantage pour Inès. Notre acharnement à avoir des enfants est –il la cause de ces risques qu’encourent nos filles ?